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Les élections fédérales, exercice colonial.

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Hubert Larocque
Envoyé Le vendredi 03 octobre 2008 10:00



Les élections fédérales ne sont-elles pas le plus bel exercice colonial qui soit? Ne s'agit-il pas de confier à un gouvernement extérieur la gestion d'une partie de nos affaires et de considérer cela comme normal? Étrange dédoublement qui occulte la question nationale, même chez le Bloc Québécois. Le fait que M. Duceppe ait accepté de s'asseoir au même débat que Stéphane Dion en dit long sur la dégradation de la conscience nationale. M. Duceppe paraissait avoir tout oublié de la gravité de la loi sur la clarté au point d'avoir un comportement amical et complice avec ce collaborateur d'Ottawa.
L'histoire détermine la signification d'une députation québécoise à Ottawa. On peut bien obtenir un pont ici et là, diriger vers le Québec quelques subventions secondaires, ce n'est là que l'éternel plat de lentilles dont les dupes volontaires sont habitués à se satisfaire. Le rôle des députés « québécois » à Ottawa n'est pas de nous représenter mais de servir de figuration pour masquer l'origine et le fonctionnement du régime. Les études historiques démontrent que les députés élus au Québec pour former le personnel politique du fédéral ont toujours voté contre le Québec toutes les fois que le Canada le voulait. Ils le feront encore, systématiquement.
Les déboires économiques des États-Unis ont sans doute provoqué un déplacement des préoccupations. Ils constituent une merveilleuse diversion qui permet de faire oublier la question nationale qui, elle, possède une valeur permanente. « À la prochaine fois » disait, niaisement, l'un de nos faux héros.
Hubert Larocque, Gatineau.

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