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Le nombril profond...

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Normand Desjardins
Envoyé Le mercredi 01 octobre 2008 11:00



de l'industrie forestière l'empêche de voir le monde extérieur. Globalement, à l'échelle de la planète, comme dans toutes les industries de ressources naturelles, on assiste à une exploitation abusive.

Que le papier soit fabriqué en partie avec de la sciure de bois, n'empêche en rien d'éviter de valoriser le papier autrement que d'en faire des factures et de la publicité inutiles. Réduire notre consommation ralentira ultimement la déforestation ici, comme en Chine d'où nous provient de plus en plus de bois et d'emballage de toute sorte.

Deuxièmement, un arbre de 50-100-200 ans ne se remplace pas du jour au lendemain. L'apport des vieilles forêts dans l'écosystème global de la planète est important et reconnu par la science.

Le discours qui tend à comparer les arbres à de l'herbe - en disant que tout repousse - oublie que même si aujourd'hui on peut raser une forêt aussi rapidement qu'on passe la faucheuse dans un champs de blé, la prochaine récolte d'arbres intéressants n'aura lieu que dans une ou plusieurs générations - si les conditions pour que le bois repousse ont été respecté, ce qui est rarement le cas aujourd'hui chez nous, comme en Chine et au Brésil.

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