Vos réactions

Les miels de tata Beaudouin.

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Gerry Pagé
Envoyé Le mardi 30 septembre 2008 11:00



L'aristo Beaudouin n'étonnera personne du local, ni du régional, ni du national, ni l'international des francofolies, par son petit essai sur les valeurs du PC. Criblant les valeurs du PC, aurait-elle, par hasard, l'impression que les Québécois ont oublié celles sur lesquelles se sont fondées les quarante années d'un amalgame séparatiste, souverainiste, divisionniste, sécessionniste, bloquiste et felquiste qui a tatoué le Québec, de la tête aux pieds, le forçant, d'ores et déjà, à se maquiller ? Elle aura beau se gargariser et étaler dans les vitrines de Bernard Descôteaux, ses liens parentaux quasi royaux et ses accointances françaises quasi impériales, elle ne fait que démontrer, encore une fois, qu'elle n'a pas tout digéré du double gras de ses frustrations, principalement celles de la séparatiste et de la féministe.

L'épineuse zélée, cette ouvrière qui s'est toujours prise pour la reine de la ruche qu'occupaient les faux-bourdons, brasseurs de la gelée royale séparatiste, ne manque aucune occasion de butiner dans les fleurs fédérales, y cherchant quelques miels parmi les meilleurs, pour reprendre et étirer ses sucreries crémeuses passées date qui traînent encore sur les comptoirs croûteux de la faillite encore gommeuse d'une pleine ruche séparatiste devenue vide cruche bloquiste dont les occupants clament leur PRÉSENCE sur les tablettes d'un fédéralisme duquel ils suçotent leurs gras émoluments.

Depuis que lady Beaudouin s'est commise à l'écriture, tentant de nous faire oublier le temps de ses ferveurs et de ses humeurs séparatistes, elle donne l'impression d'avoir inventé l'abécédaire de l'histoire politique du Québec. Elle joue à la Pompadour et elle donne allégrement dans les pompes démagogiques des loggias séparatistes que les derniers «mohicans» ont quittées, en raison des appels du concret et du réalisme qui marquent «Dieu merci» le quotidien de tout Québécois lucide.

Ce témoin d'une époque fut, est toujours et demeurera forcément l'icône québécoise du surréalisme et l'échelle du tremplin des excessifs et des excessives qui ont «rivé» le Québec au plancher des dépendances et des autres crochets de son virage en rond et de ses reculs tous azimuts, incommensurables et inqualifiables, irresponsables, mais malheureusement impunissables.

Faudra-t-il la remercier, un jour, d'avoir si généreusement contribué à l'entretien de la mémoire vive des Québécois, au sujet de la « culture politique » passéiste de l'anarchisme ? Il doit sûrement y avoir des rubans et des perruques, des médailles et des doctorats «Miserabilis Causa» pour décorer ce genre de phénomène, avant qu'ils, qu'elles ne s'éternalisent sur épitaphe, à l'exemple de Doris Lussier, à défaut d'avoir accès à un petit lopin, autour du Parlement.

Je ne sais pas de qui sera composé le prochain gouvernement canadien et je ne connais pas tous les influx mondialisateurs qui façonneront les Amériques de demain, mais je n'oublierai jamais de quoi furent faites les années péquistes, séparatistes, felquistes, sécessionniste et souverainistes que nous ont fait subir les accros faux intellos de la jactance républicaine et par qui, des démolisseurs Parizeau, des Landry, des Payette, des Beaudouin et al, fut défait le Québec des bâtisseurs, celui de tous les espoirs, celui de la révolution tranquille...

Gerry Pagé
Ville de Québec

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com