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Voter pour qui?

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Yvon Montoya
Envoyé Le mardi 30 septembre 2008 09:00



« (...) l'auteure s'exprime ici à titre personnel. », pourquoi n'est-ce pas au courrier des lecteurs cet article ? Juste pour démontrer à Harper que nous sommes dans l'essence même démocratique. Pour le reste, oui, cet article est normal parce qu'écrit par une indépendantiste, on ne peut dans ce cas que trouver des raisons pour ne pas voter Conservateur : « A défaut d'être politique, c'est mathématique mon cher Watson ». On voit aussi qu'au Québec la politique reste une affaire familiale, (mon oncle, mon père, ma mère mon cousin mon ami), ce n'est pas un combat d'idées/culture, c'est une attitude affective. On ne change pas le monde rien qu'avec de l'affect et du pathos. Tout est amalgame, culture, les lobbies, le réchauffement de la planète sans preuves scientifiques comme pour les dinosaures c'est la même structure de pensée, les avortements, la censure, la Loi 101, les marchés qu'il faut réguler désormais (cela va devenir une mode, vous allez voir). On va passer du « politiquement correct » à « la moralité correcte » très rapidement comme avec les modes, cela va vite.
Nous sommes depuis un certain temps pour ne pas dire un temps certain dans une époque fasciste dans notre rapport au monde, à la culture, à la guerre et bien sur à la politique. On n'a pas besoin de dinosaures pour être fasciste. La différence entre nous et le monde animal, c'est que nous ne savons pas quoi faire avec nos excréments. Le fascisme a un grand rapport avec les excréments. On entend partout que la « culture » devrait tendre à devenir une catégorie centrale dans le monde et dans nos vies. Comme la religion, comme façon de donner du sens à nos vies, est interdite, celle-ci est permise sous une autre forme, sous le mode de la « culture » particulière, à savoir notre « style de vie ». Ce qui veut dire que comme nous n'avons aucune prétention à détenir une vérité à prétention immanente, la « culture » nous permet de manifester nos sentiments, nos positions intimes. C'est là ou réside ce fameux obscurantisme à odeur de sainteté fasciste. On ne peut dire que Harper désire comme Madame Beaudouin avec la régulation des marches (« ...la sacro-sainte liberté des marchés financiers dont on voit aujourd'hui les effets chez nos voisins américains », écrivez-vous.), nationaliser la Nation canadienne. Dans ce sens et contrairement a notre commentateur adore serge Charbonneau, le fascisme tend par mouvement interne irrépressible à vouloir contrôler les richesses de la nation puisque son système économique tend a la « socialisation ». Harper est donc moins fasciste que les autres partis dits « socialisants ». C'est le scoop du XXIème siècle car après les lois de Bush pour sécuriser les USA dans le domaine de la sécurité, nous allons tout droit vers le contrôle du pouvoir financier par/pour quelques uns non par tous. Nous somme déjà tous les mêmes car dans le rues rien ne différencie un homme d'un autre. Cellulaire ou non dans la main. Bref, nous n'avons pas eu à attendre Harper pour entrer dans l'ère fasciste dans lequel nous sommes depuis la seconde guerre mondiale. Il ya beaucoup de textes, de documents, de réflexions comme ceux d'Adorno, Arendt, Benjamin, Bernays, Zizek, Chiapello/Boltanski, Debord et al, pour nous en rendre compte. L »obscurantisme est déjà la depuis belle lurette. Harper est loin de cela. Bon, il va falloir voter mais pour qui ? Y-a-t-il quelqu'un dans la classe pour qui voter tout en évitant la culture de masse, la moralité correcte, la liberté économique ou non sans contrôle ? La NPD, surtout pas puisque nous n'aimons pas beaucoup les idées progressistes. On va dire « oui mais », un point c'est tout.

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