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Bravo
Il faut que ces choses soient dites, car ce n'est pas d'argent ni d'économie dont il est question dans cette campagne électorale. Pour nous les électeurs, décrétés citoyens ordinaires, il s'agît de savoir si nous voulons que ce qui se perçoit déjà assez bien, mais il faut faire abstraction de partisanerie pour le comprendre, se poursuive durant quatre et peut-être cinq autres années les politiques suivantes: les contrôles de la qualité de la nourriture laissés aux bonnes attentions des grandes entreprises; le manque de respect pour les artistes; les restrictions imposées aux femmes dans les choix qu'elle doivent faire; le laisser-faire dans le domaine de l'environnement; le traitement drastique et irréversible des jeunes délinquants; le choix et la taille des subventions accordées par le fédéral, dans tous les domaines, laissés aux bons désirs des ministres. Le tout dans la théorie conservatrice soutenant que si les riches et les puissants s'enrichissent, un jour les bienfaits devraient retomber sur les citoyens ordinaires.
On voit maintenant à quel bonheur cela a mené aux États-Unis.
