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La Nature, un grand réservoir de ressources?

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Santiago Tiago
Envoyé Le lundi 29 septembre 2008 11:00



L'idée de dominer la nature n'est pas nouvelle. Elle a accompagné le développement de toute notre société occidentale sur un mode d'économie capitaliste, et ce plus que jamais depuis le dernier siècle. C'est à travers elle que nous en sommes venus-es à croire que nous ne faisions finalement pas parti de cette nature, qu'elle n'est en fait qu'"un grand réservoir de ressources premières à exploiter".

Je suis bien d'accord avec le commentaire de Jonathan A. Guay: Il faut se demander jusqu'où notre soif de "créer de la richesse" nous mènera? Après le Grand Nord, qui fond à vu d'oeil - une "occassion d'affaires" pour de riches entrepreneurs - que restera-t-il?

Il n'existe presque plus d'"occasions d'affaires" qui n'aient été visitées; partout sur cette planète les écosystèmes sont soumis à une exploitation intense, démesurée, qui a des conséquences écologiques connues - réchauffement climatique, disparition de milliers d'espèces de plantes, d'insectes, d'animaux chaque années, désertification, pollution des lacs, rivières et nappes phréatiques, etc. - avec des conséquences humaines tout aussi dramatiques - déplacement de populations, destruction de cultures millénaires (il faut s'adapter non?), famines et problèmes d'accès à l'eau potable, etc...

Il s'agit ici d'un ensemble de manifestations de notre capacité à nous "développer", à "créer de la richesse" sur notre planète qui ne sont pas à prendre en cas par cas. Notre mode de vie EST boulimique, destructeur, il est un non-sens. La solution ne réside pas non-plus dans un développement "durable" (qui devrait pouvoir continuer de façon durable? Une exploitation "soft" pour des générations et des générations, jusqu'où? Quel est l'objectif?) mais bien dans une remise en question profonde de l'orientation que nous souhaitons donner à notre mode de vie. Stopper l'hémorragie ne signifie pas revenir à l'âge de pierre, mais bien plutôt commencer par mettre un frein à notre surconsommation, à notre surexploitation et revenir à des relations basées sur la solidarité et le partage au sein de nos communautés, dans nos quartiers, dans nos milieux de vie. Il faut refuser ce genre de « vision », refuser l'idée de domination, de l'humain sur la nature mais aussi de l'humain sur l'humain.

« Il nous faut entrer profondément dans les aspects les plus quotidiens de notre existence pour déraciner en nous l'idée de dominer la nature. » M. Bookchin

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