Le mépris pour les politiciens est un problème particulièrement complexe où nous portons tous une part de responsabilité : les politiciens eux-mêmes qui nous ont si souvent trompés ou répété qu'il n'y avait rien à faire puisqu'il fallait s'«adapter» à la mondialisation (pas le choix); la population en général endormie par des décennies de confort et d'abord soucieuse de sa santé et de son pouvoir d'achat; la culture québécoise aussi, encore influencée par un vieux fond chrétien qui se méfie comme de la peste de tout ce qui pourrait ressembler à un peu d'intellectualisme «éclairé» (on a les politiciens qu'on mérite diraient certains). Bref, nos démocraties traversent une phase difficile parce qu'elles ont atteint une certaine maturité ...à nous de les régénérer en ne cessant pas de publier de bonne chronique (merci Mme Bombardier) et de bons journaux (chapeau bas Le Devoir) !