Tout le monde ou presque pense que le monde financier non seulement influence la politique mais qu'il la dirige de mille et une manières, dont le lobbying n'est que l'exemple le plus frappant. La crise financière actuelle vient le confirmer. Le Congrès a choisi de sauver les spéculateurs maladivement cupides, les démocrates exigeant qu'on prenne en compte les gens de la classe moyenne qui n'arrivent plus à payer leurs hypothèques et autres dettes consenties aveuglément par les institutions financières. Mais une fois les sept cents milliards remis aux possédants, que restera-t'il pour les gens ordinaires? Rien, moins que rien. L'argent mène les politiciens par le bout du nez, aux USA comme au Canada avec Harper.
Roland Berger
St-Thomas, Ontario