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Apprendre à s'adapter au changement

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Jean-Pierre Audet (jean.pierre.audet@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 25 septembre 2008 11:00



Avant hier, je suis allé à la conférence du Dr Yvon Pageau, paléontologue et formateur de paléontologues. Il nous a longuement expliqué que ces phénomènes sont de toujours à toujours : c'est la respiration de la Terre qui, de fait, se refroidit ainsi globalement en exsudant partout, son trop plein de chaleur interne, en des volcans, déplacements des croûtes terrestres, puits de chaleur qui auraient même fait monter de deux mètres ces dernières années le Mont Blanc, rendant ainsi son sommet plus froid et plus enneigé, la chaleur qui monte ainsi rendant le bas davantage fondant. Comme dans l'arctique, comme au Lac Louise où la banquise laisse à son bas d'immenses accumulations de sédiments et de pierres, mémoires de milliers d'années de fontes et de glaciations. Le Dr Pageau nous a démontré noir sur blanc et en couleurs projetées sur écran, que le carbone était faussement accusé présentement, qu'il constituait toute vie, et que cette histoire de bourse du carbone était la plus grande fumisterie de ce 21e siècle canadien et mondial. Il nous a cité plein d'exemples de réchauffements bien antérieurs, démontrant le fait que la Terre se refroidit globalement depuis très longtemps, grâce aux volcans qui ont donné tant de terres émergées et même des sommets enneigés comme le Mont Fuji.

J'aimerais avoir confirmation de cette information venant de lui au sujet du Mont Blanc qui aurait monté de deux mètres ces dernières années, d'où son idée que la chaleur volcanique produit du froid venant du chaud ! Il a longuement démontré avec photos que beaucoup de terres et d'aéroports avaient été construits sur la mer. Les Pays Bas en sont un bel exemple : un tiers de leurs terres gagnées d'année en année sur la mer. Et bien protégées à part ça. Gore devrait suggérer la même chose dans le Golfe du Mexique et en Louisiane ! Toute la côte ouest américaine est menacée du «Big One» ; pourtant les gens non seulement y restent, mais nombreux sont ceux qui y viennent pour longtemps sinon pour toujours, au risque de leur vie et de celle de leurs enfants. «Cosi va la vita». Des espèces meurent, d'autres prennent le dessus, car elles sont mieux adaptées aux conditions changeantes de la planète.

Le même phénomène se produit sûrement avec les hydrures de méthane. C'est la respiration de la Terre qui, de fait, se refroidit ainsi globalement en exsudant partout, son trop plein de chaleur interne, en des volcans, des déplacements des croûtes terrestres, des puits de chaleur, etc. Les glaciations ont toujours fait des dégâts, alors que les réchauffements ont produit des développements de civilisations extraordinaires. Il s'agit de s'y adapter en s'éloignant des endroits inondables ou en construisant des digues et remblais comme aux Pays Bas.

Non, les humains ne sont pas assez puissants pour mettre en danger une planète dont les régulations internes nous échapperont toujours. Dans l'ensemble des phénomènes de réchauffement ou de refroidissement, le CO2 et le méthane réunis n'entrent probablement pas dans les véritables causes de ces grandes fluctuations terrestres. Leurs augmentations en surface en sont plutôt la conséquence, ce qui a été démontré tant et tant par des analyses «paléoclimatiques», c'est-à-dire à partir de forages et de carottes prises dans le glacier antarctique, et démontrant que les fluctuations du CO2 depuis des millions d'années suivent les réchauffements ou refroidissements, plutôt que de les précéder. Il devrait en être de même pour les fluctuations des hydrures de méthane dont parle maintenant M.Francoeur.

Morale : adaptons-nous au changement plutôt que d'essayer en vain de le diriger. M.Francoeur manque clairement de rigueur... et le Devoir le met en beaucoup trop bonne place, ce qui répand la panique et fait lire le journal. Franchement !

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