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Des menaces, mais est-on dans un système dictatorial?
Car une autre menace pourrait alors voir le jour, celle d'un gouvernement de coalition entre le NPD et le parti libéral, si tous deux ont assez de voix pour former un gouvernement minoritaire ou, ce qui serait mieux, majoritaire. Libéraux et néo-démocrates pourraient alors s'unir aux Communes pour renverser le gouvernement minoritaire et convaincre ensuite la gouverneure générale de leur confier la tâche de former un nouveau gouvernement qui aurait la confiance des Communes, au lieu de déclencher des élections.
Ce n'est pas parce que cela ne s'est fait qu'une fois au niveau fédéral, que cela ne peut pas se faire. Cela s'est fait à quelques reprises au niveau provincial et un gouvernement de coalition existe dans de grandes démocraties, comme l'Allemagne. Il faut savoir innover, surtout en cas de nécessité. Et dans cette situation, Stéphane Dion pourrait bien changer d'avis. Son Non actuel à la proposition de Jack Layton s'inscrit dans le cours de la campagne électorale, mais la réalité de la situation à la Chambre des communes peut le faire changer d'avis.
On ne peut répondre à une menace de ce genre que par une autre menace, qui pour se concrétiser nécessite l'appui des électeurs. Autrement dit, il est important que des électeurs votent en masse pour soutenir le NPD et le parti libéral, afin de tenir en laisse le menaçant S. Harper. Comme le Bloc ne participe pas à un gouvernement fédéral, ses députés peuvent bien contribuer à mettre S. Harper en minorité, mais malheureusement pas à le défaire à la Chambre des communes pour le remplacer par un autre gouvernement et mettre un terme à la nuisance de ses menaces. Le choix est de plus en plus clair. Il faut une force solide qui soit capable de maintenir Harper dans une position minoritaire, dans laquelle il ne pourra mettre ses menaces à exécution. Nous sommes dans un pays démocratique, pas dans un régime dictatorial masqué.
