Les oiseaux communs sont de moins en moins nombreux

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Reuters
Édition du mardi 23 septembre 2008

Mots clés : protection, environnement, oiseaux, Faune, États-Unis (pays)

Une association de protection des oiseaux montre du doigt la détoriation de l'environnement

En Asie, le nombre de vautours chaugoun, qui se comptaient par millions il y a seize ans, a chuté de 99,9 %

Photo: Agence Reuters

Washington -- Un grand nombre d'oiseaux parmi les plus communs ont connu une forte baisse de population ces dernières décennies, conséquence de la détérioration de l'environnement, estime Birdlife International, qui regroupe des associations de protection des oiseaux.

«Les oiseaux fournissent un baromètre environnemental exact et facile à déchiffrer, nous permettant de voir clairement les pressions que notre mode de vie exerce sur la bioversité mondiale», a déclaré hier Mike Rands, président de Birdlife International.

Les oiseaux sont notamment menacés par l'intensification de l'agriculture et de la pêche industrielles, la déforestation et le remplacement des forêts naturelles par des monocultures, dit un rapport publié à Buenos Aires par le groupe.

Mais à long terme, le changement climatique constitue le facteur menaçant le plus les oiseaux, a souligné Mike Rands.

Par région, Birdlife dresse le tableau suivant:

- en Europe, 45 % des oiseaux communs sont en

déclin;

- en Australie, la population d'oiseaux aquatiques a chuté de 81 % au cours des 25 dernières années;

- en Amérique du Nord, la population de 20 oiseaux communs a diminué de moitié en 40 ans;

- en Amérique latine, le cardinal vert (gubernatrix cristata) autrefois très répandu est désormais considéré comme une espèce en danger;

- en Asie, le nombre de vautours chaugoun (gyps bengalensis), qui se comptaient par millions il y a seize ans, a chuté de 99,9 %;

- au Proche-Orient, des oiseaux comme le grand-duc d'Europe disparaissent des forêts.

Les gouvernements se sont engagés à mettre un frein à la perte de biodiversité d'ici à 2010, mais «les réticences à engager des sommes souvent dérisoires en comparaison des budgets nationaux font qu'il est quasi certain que cet objectif ne sera pas atteint», dit le rapport.


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