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D'abord informer, ensuite...
Julie Miville-Deschesne, l'Ombudsman de la SRC, a parfaitement raison de rappeler cette règle incontournable de la pratique journalistique. Le journaliste respecte son lecteur, son auditeur ou son téléspectateur de même que son mandat lorsqu'il lui propose d'abord les faits entourant un événement, un sujet, tous les faits connus, en en vérifiant l'exactitude.
Déjà choisir ces faits les dénature, ce qui impose la plus grande circonspection de la part d'un journaliste à reconstituer l'événement, le sujet : l'exigence en est une d'objectivité, de fidélité aux faits.
Par la suite et si cela est vraiment nécessaire, on peut s'avancer dans le territoire de l'opinion, en identifiant bien ce véhicule distinct de la pratique journalistique qui sera toujours ultérieur à l'énoncé des faits. Évidemment ce territoire est plus prestigieux, plus flamboyant, plus "M'as-tu vu ?". Sauf que l'opinion sans les faits est un corps sans ossature, à la limite sans fondement apparent.
Merci, Mme Miville-Deschènes, de rappeler ces prescriptions à vos journalistes radio-canadiens. De toute façon, ils et elles sont loin d'être les plus délinquants sous ce rapport. Le secteur privé de l'information mériterait de se faire rappeler quotidiennement ces règles .
