Bien que la réduction de l'homme à une sorte de rouages de l'état a fait souvent l'objet de réflexion de la philosophie (Bernanos ici mais pensons aussi et surtout à Mounier) et avait déjà été entrevue et jugée par Dostovievski à la fin du XIX siècle (relire les Possédés), il ne fait pas de doute que c'est une tentation permanente de l'Homme de traiter son prochain comme un instrument pour sa propre auto-glorification et non comme une fin en soi-- ce qu'il est pourtant. En ce sens, l'article de M. Bergeron est juste, car il montre que la vocation humaniste de l'artiste s'est pervertie jusqu'à ne sacrifier qu'aux Muses de Mammon ou encore de l'Art pour l'art. C'est pourquoi il nous faut remercier l'auteur de ce devoir de philo