La section Perspective est particulièrement intéressante cette semaine, en ce qu'elle nous présente des points de vue particulièrement contradictoires. Monsieur Courtemanche dénonce avec raison le Premier commandement de l'investisseur capitaliste outrancier : la loi divine de l'offre et de la demande. En opposition, deux articles dénoncent l'intervention des artistes québécois dans la campagne électorale. Michel Fréchette nous annonce que les artistes perdent la guerre de l'opinion publique, ce qui est loin d'être sûr, alors que dans la section Philosophie, Carle Bergeron, par la bouche de Bernanos, criotique lui aussi la lettre que les artistes ont écrit à monsieur Harper, pour dénoncer les coupures de certains programmes. Il le fait au nom d'un "socialisme d'État" qu'aurait vilipendé Bernanos après la Seconde guerre mondiale. Cette critique me semble s'appliquer davantage à ces spéculateurs verreux, qui après avoir poussé d'énormes entreprises financières à la faillite voient maintenant les affres de leur faillite couvertes par le rachat des États, à des coups superastronomiques dépassant les mille milliards. Voilà le vrai visage du "socialisme d'État" qu'instaure présentement le gouvernement Bush : une socialisme pour les riches, qui vient encore voler l'argent dans la poche des simples contribuables. Ce ne sont pas les artistes qui volent ainsi les gens avec leur petite subvention de 47 millions, mais les plus grosses entreprises que les gouvernements rachètent à coup de billions. Pour moi, l'artiste est encore et toujours un comhattant pour la conscience et le liberté, quoi qu'en dise monsieur Carl bergeron. J'en veux pour exemple, cet artiste bolivien, César Brie, (p.C3 de la même section) qui a utilisé son art de documentariste, pour dénoncer un massacre d'Idigène à Sucre, le 24 mai dernier. Il était un artiste réputé et du jour au lendemain, il est devenu un homme humilié, dénoncé et souvent menacé de mort. Je pourrais vous parler aussi d'artistes québécois réputés, comme Gilles Vigneault ou Félix Leclerc, ou un peu avant eux, tous les signataires du Refus Global.
Comme le remarque si bien Monsieur Courtemanche à la fin de sa chronique, les riches dénoncent le socialisme lorsqu'il se met au service de la population globale d'un pays, mais ils n'hésitent plus à piller les ressources de l'État par la nationalisation des plus grosses entreprises financières des USA, pour maintenir en vie un système capitaliste qui en dominant le monde, a produit les pires abominations, les guerres et et les génocides les plus atroce, le pillage et la destruction de la planète entière. C'est pour maintenir la cupidité au pouvoir que les gouvernements de la planète aujourd'hui volent au secours des pires criminels de l'histoire.
À bas le néo-libéralisme. Vive la création artistique libre. C'est l'art qui sauve le monde, pas l'argent ni la politique.