L'on peut déplorer le discours qu'ont adopté les artistes pour dénoncer les coupes du gouvernement Harper, l'on peut croire qu'ils épousent un langage où l'art semble instrumentalisé et soumis à des considérations strictement mercantiles. Mais, à la vérité, c'est qu'ils ont opté pour le seul discours recevable et intelligible pour ceux auquel il est adressé. Et voilà ce qui est vraiment triste dans cette histoire. Ce qui importe, il me semble, c'est que l'art véritable reste intrinsèquement insoumis et aille au-delà de ces finalités utilitaristes.
Éric Gauvin