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@ Michel Simard

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Belanger Marc
Envoyé Le samedi 20 septembre 2008 09:00



Sarkozy est favorable à la poursuite du partenariat stratégique UE-Russie avec à terme "l'Europe de l'Atlantique à l'Oural" chère à Gaulle. Qui est contre ? Les Etats-Unis (avec l'aide de ses satellites en Europe).
Préalable à cette fusion : une Europe politique dotée d'une défense européenne autonome. Conséquence de cette fusion : inutilité de la tutelle américaine en Europe.
Il n'est pas certain que Sarkozy soit si atlantiste que ça et qu'il apprécie l'acharnement américain à contrarier ce rapprochement.

L'avenir géopolitique de la France se joue principalement en Europe. Son avenir linguistique (qui pour la France n'est qu'une conséquence d'une réalité géopolitique) aussi.

Le Canada est un théâtre secondaire. La Francophonie réduite aux seuls pays francophones et au débat sur la langue l'est aussi.

Quant au Québec, en quoi celui-ci peut-il se présenter comme un allié stratégique de la France servant la géopolitique de cette dernière ? Vous me direz de Gaulle... sauf que pas 1% des Québécois ont compris le sens véritable des discours de 67 de de Gaulle au Québec.
Pour de Gaulle, un Québec libre signifie un Québec français, c'est à dire rattaché à la France... une France rayonnant sur deux continents et de ce fait un acteur géopolitique incontournable. Faute d'être compris et même entendu, sera retenue la formule "ni ingérence, ni indifférence".

Qu'à Montréal où l'on discutaille à la marge, Sarkozy préfère Bruxelles et Moscou mais aussi par exemple Beyrouth et Jérusalem (toujours pour des raisons géopolitiques), n'est pas étonnant.

Le Québec a des obsessions linguistiques. La France a des obsessions géopolitiques. Il conviendrait de le comprendre pour servir les intérêts des deux parties.

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