Mots clés : controverse, Journal of the American Medical Association (JAMA), bisphénol A (BPA), santé, Québec (province)
Une nouvelle étude parue plus tôt cette semaine dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) affirme que le bisphénol A (BPA), ce composé chimique utilisé dans la fabrication d'emballages alimentaires et de bouteilles en plastique, y compris des biberons, est lié à un risque accru de maladies cardiaques, de diabète de type 2 et d'anomalies hépatiques. Selon cette étude effectuée par le Dr David Melzer, de la faculté de médecine Peninsula à Exeter en Grande-Bretagne, entre 2003 et 2004 sur 1455 États-Uniens âgés de 18 à 74 ans, des niveaux élevés de BPA dans les urines augmenteraient en moyenne de 39 % le risque de souffrir d'un de ces trois problèmes de santé.
Cette étude n'apporte pas une preuve irréfutable des dangers que semble présenter le BPA, a souligné le Dr Hugh S. Taylor de l'école de médecine de l'université Yale au Connecticut sur le site Internet du magazine U.S. News & World Report. «Le BPA n'est coupable que par association. Plus de cas de diabète et de maladies cardiaques ont été relevés parmi les individus présentant des niveaux élevés de BPA dans leurs urines, mais ces personnes qui consomment beaucoup d'aliments et boissons emballés dans du plastique n'ont probablement pas un régime alimentaire des plus sains et c'est peut-être la raison pour laquelle elles souffrent de diabète et de maladies cardiovasculaires.» Les résultats de cette nouvelle étude n'ont pas ébranlé l'agence américaine de réglementation des médicaments et des produits alimentaires (Food and Drug Administration) qui a réitéré hier, devant un groupe d'experts indépendants, les conclusions de son rapport préliminaire selon lequel les niveaux de BPA présents dans les boissons et les aliments ne présentaient aucun risque pour la santé des nourrissons et des enfants.
La controverse continue...