Vos réactions

La Culture tuee par la Cul-ture.

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Yvon Montoya (yvonmontoya@sympatico.ca)
Envoyé Le vendredi 19 septembre 2008 10:00



Que ce soit pour le manifeste le Prisme d'Yeux du 4 février 1948 ou celui du Refus global du 9 août 1948 remettant en question les valeurs traditionnelles et l'immobilisme de la société québécoise de l'époque (mais de nos jours?), du pauvre Lapalme quittant le ministere des affaires dites "culturelles" du gouvernement Lesage des annees 60 parce qu'on se tapait de la "culture" comme de l'an 40 jusqu'aux hebdomadaires comme le ICI Montreal ou la "culture" est remplacee par un nouveau concept, la Cul-ture (autrement dit du sexe, du vide et des etiquettes prises dans les livres et la vide incoherence des connaissances), de la television vide mais vide que je ne regarde plus pour cause de vide, voyant que les meilleurs de Radio-Canada comme Robert Levesque avec sa remarquable exigence ou Stephane Lepine avec sa belle et precieuse capacite a faire partager les sommets de la Litterature (avec un grand C comme Culture digne de ce nom) y sont absents en tout cas plus comme avant, il y a de quoi se poser des questions a savoir de quoi l'on parle ici. La culture ici pour un touriste ou un immigrant issus des "lumieres" semble etre confondue avec la traite des vaches ou comment faire des poignees de portes en plastique fluo. En somme, plus on etend le concept de "culture", surtout son mot, c'est parce qu'on ne veut pas parler des arts et de la pensee. Tout le monde critique Harper mais jamais les decideurs qui font de la culture au Quebec un desert sans eaux ou nous abreuver avec intelligence (pour la jeunesse c'est crucial cette nourriture celeste). Alors, vous savez, les subventions ne sont pas un probleme. Puis, les artistes ne sont pas des representants de commerce. Puis meme ici, dans ces pages, souvent, lorsque quelqu'un ose user, abuser, s'amuser avec la Culture, on le prend pour un malade, un delirant, un bon a rien qui ne fait que mepriser autrui. C'est facile a voir. Dans les pages culturelles du Devoir, bien trop souvent sinon tout le temps, il n'y a pas de commentaires si peu ou pas du tout. Faites-en l'experience (c'est facile, vous etes dans le site) pour la majorite qui dans le fond est comme Harper, elle n'en a rien a faire avec la culture. On a critique un commentateur d'ignorant parce qu'il disait que Wagner avait ecrit des livres. On lui a sorti plein de noms de perroquets parce qu'il manquait de "culture' alors qu'en verite, le sieur Wagner etait tres prolifique en matiere d'ecriture et non seulement de musique. Alors l'etat de connaissances de certains(es) pose probleme des lors ils ont a offrir leur "pensee' reflechie de citoyens cultives et avertis. Comment penser et reflechir sur la culrure voire les subventions si on ne voit personne dans les pages culturelles ne serait-ce dans ce journal? Voila le desert. La culture rend libre mais elle a un prix, l'independance.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com