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Les esprits bornés et les lieux communs
Il faut manquer de jugement et être particulièrement mal informé pour considérer que la culture doit se débrouiller sans subventions. Allez voir ce que la France dépense pour soutenir sa culture. Ceux qui tiennent ce genre de raisonnement, digne de la radio poubelle, n'auraient certainement pas subventionné M. Laliberté, du temps où il se baladait avec sa gagne de saltimbanques d'un festival de rue à un autre (d'ailleurs M. Harper ne l'aurait pas subventionné non plus, il l'aurait trouvé trop «pouilleux»).
Étrange aussi que ces mêmes pourfendeurs de la culture subventionnée ne protestent pas haut et fort contre l'entreprise privée subventionnée. Probablement parce que M. Harper ne leur a pas encore fourni de slogan ou parce que les animateurs de la radio poubelle ne sont là que pour démolir ce qui est «social».
Les esprits bornés qui enfilent des slogans comme on enfile une tuque. Cette expression humoristique d'un certain blogueur pour décrire ce niveau d'insignifiance et les lieux communs qu'il produit décrit parfaitement les Lafrance et les Chaput qui sévissent actuellement au Québec.
