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Crevez donc tous, bande de caves, comme disait l'autre...
Oui, bien sûr, une langue de moins, c'est comme une espèce de grenouille de moins. Ça ne fait pas pleurer personne. Une nation de moins, c'est pas bien grave, ça fait moins d'idiomes à inscrire sur les modes d'emploi des produits que les individus consommateurs qui ont renié leur statut de citoyens noationaux et du monde, vont bien acheter et produire comme des robots sans réflexion ni référence au monde.
Que le groupe dominant ne se pose pas la question à savoir d'où quelqu'un vient, c'est tout à fait naturel : il ne sait même pas qu'il qu'il y a d'autres sortes de monde que lui-même. Quand on confond la Suisse et la République tchèque, quand on n'a jamais eu de passeport de sa vie, on pense que tout le monde parle anglais et pense comme le mode de pensée anglo-saxon. Pour avoir conscience de culture, encore faut-il être exposé à groupes d'autrui.
Il m'apparaît triste de constater que plusieurs Québécois ont décidé de disparaître : c'est le corollaire de l'idéologie fédéraliste, on est Canadiens avant d'être francophones; le rêve est de vivre dans un Québec acadianisé ou louisianisé, où la langue française est la langue des inférieurs et des fossiles, et où on est si fier d'être capable de parler l'idiome de leurs maîtres. Est-ce vraiment l'avenir que nous souhaitons.
L'action des francophones francophobes est la plus dommageable sur l'intégration des immigrants. Indépendantisme ou non, le manque de dignité amènera toujours le mépris et l'indifférence. C'est ce que le PLQ a semé au cours des 30 dernières années. Quand au repli sur soi prôné par l'ADQ, il mène tout droit vers l'assimilation des immigrants à l'anglophonie.
Et pour tous les pseudo citoyens du monde se posant contre la nation québécoise, je peux leur assurer qu'on peut très bien être fier de sa langue et de sa nation et de fonctionner à merveille de par le vaste monde, pas seulement à Saskatoon SK ou à Hollywood FL comme plusieurs fédéralistes anti-québécois et anti-francophones, incapables de survivre en Europe (surtout dans la méchante France), à New York ou ailleurs.
