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Déprimant

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Yvon Montoya
Envoyé Le jeudi 18 septembre 2008 09:00



Encore et encore la langue. Moi pas comprendre le début de phrase découlant directement de la rigoureuse éducation due a la Loi 101, celle-ci : « On s'entend-tu qu'on est loin de cela aujourd'hui!» s'exclame-t-il ». Puis avant, celle-ci pour les écoles : « ces écoles sont en quelque sorte des ghettos multiethniques, où les petits de souche sont pratiquement absents. », c'est quoi « les petits de souche » ? Est-ce que cela va durer des siècles cette distinction ? On ne peut faire un peuple homogène avec ce petit « souchi » de mauvais augure. Le petit qui vient de naitre et dont les parents sont d'origine camerounaise, hélas pour lui, ne peut que s'enfoncer dans le ghetto créé pour lui seul pas a un autre. Le pire pour ce petit être, sa progéniture aussi héritera de son ghetto. C'est la part de ghetto dont les immigrants ont droit. Le gâteau ce n'est pas pour eux. Mais on est démocratique pour les tibétains, n'est-ce pas ? Il ne faut pas oublier que durant le ghetto de Varsovie, les familles des soldats allemands y allaient se promener le dimanche (bras-dessus bras-dessous avec papa maman fils et filles a la bonne moralité qui n'aiment pas les anormaux : Juifs, noirs, homosexuels, gitans, russes, polonais lesbiennes etc.) pour voir les juifs et parler avec eux comme si de rien n'était. Goebbels a mis le holà à ce genre de visite. Idée qui serait pourtant a reprendre pour nos écoles. Allons les visiter. Faisons des écoles séparées, c'est moins complique, nous aurons moins de « souchi ».

Pourtant j'entends mieux le parler français depuis que les immigrants de l'Afrique viennent ici de plus en plus. Syntaxe, vocabulaire et maitrise dialectique de la langue font merveille à l'écoute (cependant c'est en maitrisant le français que nous pouvons avoir les moyens de saisir cet apport considérable dans le processus de conserver la langue française en Amérique du Nord, notamment au Québec). Je me dis que c'est mieux que la Loi 101 puisqu'elle n'est pas capable d'éviter la phrase citée plus haut : « On s'entend-tu qu'on est loin de cela aujourd'hui! ».

Puis Farouk et ses propos, il veut faire du chantage en disant : « on vous apprend le français, mais on vous intègre en contrepartie», ce n'est pas très démocratique ca. Une famille immigrante dira oui pour avoir du travail sinon rien. En d'autre termes on pourrait dire : « Mettez-vous à genoux et vous aurez ce que vous demandez. » Voila la morale de cette attitude politique pour laquelle on ne risque pas de voter. Toutes les entreprises font leurs entrevues en anglais non en français. Surtout si elles ont des relations économiques serrées avec le reste du continent américain. Puis l'anglais est une belle langue riche et précise comme la notre.

Etre de la planète serait devenue une tare car si on lit ce que dit notre journaliste de service a propos de Garrido incarnant « à merveille le citoyen du monde, qui n'a que faire de la langue ou de la nation ». Que diantre, être citoyen du monde n'empêche pas de parler et d'écrire le français correctement. Voltaire fut un des premiers à le devenir. Je ne dis pas les circonstances pour ce Voltaire car je crois que notre chère journaliste maitrise sa culture française mieux qu'un camerounais. Elle est québécois elle, il me semble au vu de son propos. Elle comprendra facilement entre les lignes. C'est ca avoir de la culture.

Tout ceci est bien déprimant encore après la seconde guerre mondiale et toutes les horreurs perpétrées durant cette période. Encore et encore cette mauvaise volonté de ne pas accepter autrui comme soi-même. Primo Levi, Hillesum, Levinas, Antelme, Duras, Wiesel, Lanzmann et tant d'autres ont écrit et témoigner pour rien du tout. Nous sommes comme jadis. Déprimant.

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