Opinion
Lettres - Atome et langue française
Mots clés : Francophonie, Nucléaire, Gentilly 2, Énergie, France (pays), Québec (province)
Le projet de rénover la centrale atomique Gentilly 2 au coût annoncé de 1,9 milliard de dollars et pour une vie utile prolongée de 32 ans est l'occasion d'un débat politique où j'aperçois des arguments touchant les aspects suivants: besoins en énergie, finances publiques et écologie et en plus exigences de la transparence en affaires publiques. Je suis d'avis que le dernier de ces arguments est le plus important. Précisément à propos de l'atome pour des fins militaires, le succès des puissances anglophones il y a 60 ans a été obtenu dans les conditions d'un secret rigoureux imposé aux travaux scientifiques et industriels. Il en est resté cette présomption trop répandue, que toute décision prise par l'autorité sous le secret d'État est bonne, surtout si elle a un lien quelconque avec l'atome, même pour des fins pacifiques.
Gentilly 2 représente un assujettissement politique du Québec devant les puissances étrangères anglophones d'Ottawa et de Washington, bien au contraire de nos centrales hydroélectriques et de nos parcs d'éoliennes. Est-il opportun pour l'avenir du Québec de perpétuer cet assujettissement?
Pour éclairer correctement le choix dans le débat actuel, je propose qu'Hydro-Québec révèle en toute clarté quels sont exactement ces liens de contrôle, de dépendance et de soumission. Faut-il les perpétuer ou s'en débarrasser?

