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Pour la petite histoire
Pour la petite histoire, on retiendra de cet entretien que ce membre du comité permanent de l'environnement et du développement durable ne croit pas à l'influence humaine sur les changements climatiques. Pour lui, et je cite, "il est normal qu'il y ait un réchauffement; avant, il y avait des glaciers partout et, quand j'étais jeune, il n'y en avait plus". Aussi, la guerre au Liban de 2006 et les troubles dans ce pays s'expliquent facilement : "Le problème, c'est que les chrétiens du nord soutiennent l'économie du pays alors que les musulmans au sud veulent se faire vivre." À pouvoir régler des problèmes aussi complexes en un tournemain, on se demande ce qu'il fait comme backbencher aux Communes. Cela est sans compter les commentaires de ses assistants à cette charmante journée. Pour régler les disparités économiques entre l'Amérique du Nord et l'Amérique Centrale notamment, un de ceux-ci, fier supporteur de Maxime Bernier, y va d'une solution frappante de simplicité : "Si [les gens d'Amérique Centrale] ne sont pas contents, ils ont juste à s'en venir ici." En outre, comme le soulignait M. Noël dans son commentaire et le rappelait récemment le journaliste François Bourque du journal Le Soleil, M. Harvey a tenté une fraude fiscale avant de devenir député.
À cela s'ajoute que le plus grand fait d'armes de M. Harvey depuis qu'il est député fut de commettre un lapsus en Chambre en parlant des immigrants comme des "importés". Ah, j'oubliais : il a créé la médaille de la reconnaissance Louis-Hébert, une récompense bidon qui lui sert à remplir les pages de ses pamphlets format géant, remplis de fautes de frappe, de grammaire ou d'orthographe, avec comme principale contenu une photo gigantesque de sa personne sur du papier on ne peut moins recyclé.
La circonscription qu'il représente permet pourtant facilement de se mettre en valeur. Elle renferme l'Université Laval et est une zone plutôt aisée de la ville de Québec. Pourtant, même lors de la dernière annonce préméditée des Conservateurs entourant le PEPS, le centre sportif universitaire, M. Harvey a été quasi invisible, laissant la place aux gros cannons du parti.
Bref, la tentative de M. Harvey auprès des pentecôtistes ne me surprend vraiment pas. À tous ceux qui s'indignent de ce texte, commencez par tenter de connaître cet homme imbu de lui-même, opportuniste s'il en est un et inapte au poste qu'il occupe. Un homme qui fait passer ses intérêts personnels, soit se faire réélire, plutôt que de vouloir représenter les électeurs de son comté dans leur majorité. Ainsi, je ne crois pas que son appui au projet C-484 de M. Epp soit représentatif de l'opinion générale des gens de la circonscription. Et si d'aller pleurer devant les pentecôtistes une fois par année n'est pas de l'opportunisme, je me demande bien ce que c'est.
