Vos réactions
À quand une réflexion en profondeur sur l'impact du changement technologique récurrent ?
Mais j'aimerais en avoir une. Une qui aurait la qualité d'un consensus entre des personnes d'expérience et réfléchies.
Je rêve de réunir pour un Lac à L'Épaule d'un mois une dizaine de personnes pour débattre de ce sujet avec mandat d'arriver à un consensus dans une réponse complète à cette question.
Ce n'est pas les résultats d'un sondage qui pourra assurer la qualité de la réponse à cette question, car elle requiert une pensée en profondeur; une telle réponse ne peut être que le résultat d'une analyse multi-professionnelle partagée entre des praticiens expérimentés et validée par un consensus obligé entre eux au détriment de leur réflexe spontané de se réfugier dans une tour d'ivoire propre aux universitaires se réclamant de la liberté de pensée.
Je rêve de réunir à ce Lac à l'Épaule une dizaine de personnes âgées de 65 ans et plus.
Ils auraient tous vécu le passage du téléphone dans chaque foyer à celui de la radio dans chaque foyer, puis celui de la radio dans chaque foyer à celui de la télévision dans chaque foyer, puis le passage de la télévision dans chaque foyer à celui d'un ordi dans chaque foyer, puis celui d'un ordi dans chaque foyer à celui d'Internet dans chaque foyer, puis celui d'Internet dans chaque foyer à celui du cellulaire-radio-télévision-ordinateur-Internet dans chaque poche de pantalon, sur la rue ou à la maison.
Je rêve de réunir ces gens d'expérience, de passé et de terrain, à l'aise avec les TIC.
Avec l'aide d'un animateur, je verrais bien parmi eux une personne d'expérience en psychologie, une en sociologie, une en philosophie, une en économie, une en sciences de la nature, une en théâtre, une en droit, une en politologie, une en psycho-sociologie et une en histoire, Je les verrais bien discuter entre elles de la récurrence des changements technologiques dans le domaine des TIC et de son impact sur l'évolution de la culture, tant sur le plan de ses contenus que de ses modes et de son impact sur la vie personnelle, interpersonnelle et sociétale.
Le journal Le Devoir ne pourrait-il pas organiser ce Lac à l'Épaule d'un mois ? Pourquoi un mois ? Parce que que c'est le temps minimum que cela prend pour obtenir un consensus entre ces personnes. Sans cette pression et un climat de marathon, elles auraient tendance à retourner dans le nirvana de leur réflexion individuelle respectueuse de la pensée de leurs collègues.
Les avantages de ce consensus ? Des décisions éclairées pour la suite de notre société et la possibilité de voir émerger un projet collectif rassembleur de toutes les générations au Québec.
Guy Archambault
