Vos réactions

Tout sauf/Anything but

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Olivier Pellerin (olivierpellerin@msn.com)
Envoyé Le dimanche 07 septembre 2008 13:00



D'abord, franchement plein le cul des superficialités Québec-Montréal; à croire que l'on puisse résumer ces deux villes extraordinaires avec des mots aussi peu évocateurs et représentatifs que X ou Plateau.
Pour quiconque connaît bien les deux cités, ces étiquettes et bien d'autres relèvent d'un manque incroyable d'esprit critique et de connaissance profonde de Québec, ville moyenne et capitale, et Montréal, grande ville et métropole économique.
Chacune joue son rôle-clé dans la construction de notre société québécoise et elles le font à merveille.

Ceci dit, il serait peut-être temps de réaliser qu'à se chamailler ainsi (il ne faudrait pas non plus oublier le joueur "régions") nous formons un terreau plus que fertile pour quiconque veut utiliser cette division pour mieux régner.

Par ailleurs, les médias francophones en général auraient intérêt à laisser de côté leurs oeillères territoriales pour devenir, l'instant d'une élection fédérale, des véhicules d'information pancanadiens. Il me semble que nous pourrions ainsi mieux prendre conscience des réels intérêts qui animent ce scrutin et ainsi penser plus sérieusement aux conséquences des résultats du 14 octobre prochain sur un pays comme le Canada.

Comme pour beaucoup de canadiens, mes choix seront déchirants au cours du prochain mois; vote idéologique, stratégique, nationaliste, partisan, etc.
Coeur? Raison? Indifférence?

Essayons de penser plus large, question de voir à quoi nous voulons ressembler. Aurons-nous les brises du vent qui souffle aux États-Unis? Serons-nous ce pays qui suivra la vague conservatrice américaine comme nous seuls pouvons si bien le faire, c'est-à-dire en retard de 4 ans sur la mode des années 2000 (qui s'achèvent faut-il se le rappeler!).

J'ai le goût de penser 21e siècle, de voir un peu plus loin et de rêver un peu malgré ma planète qui surchauffe, ma guerre qui s'enlise, mon économie qui bât de l'aile et ma nation qui se chamaille. Quand je pense aux 60 années qui me restent à vivre et ma vie d'adulte qui a commencé un certain 11 septembre, j'ai aux lèvres ces quelques mots;

Tout sauf Harper/Anything but Harper

(le bilinguisme étant pour se rappeler qu'à preuve du contraire on doit assumer le choix de 1995)

Allez, bonnes élections à tous.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com