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Pourquoi pas les deux nations?
Cependant, ce qu'il serait possible d'extraire de positif de cette résolution n'a été que très peu abordé. Il n'est pas impossible de penser que Stephen Harper ait songé à ressusciter la théorie des "deux nations" fondatrices qui était chère à Robert Stanfield: La nation canadienne-française et la nation canadienne-anglaise.
J'admets qu'il est bien tard pour fouetter ce vieux cheval, mais il ne serait pas impossible de trouver dans cette voie des arguments intéressants. Ainsi, si les deux nations étaient reconnues formellement, donc à égalité de statuts et de droits, les canadiens-français pourraient par ce biais retrouver un droit de veto en politique fédérale, que le Gouvernement du Québec pourrait se charger d'articuler. On pourrait peut-être y trouver du réconfort pour ceux qui constatent et déplorent le déclin du poids démographique des francophones en Amérique du Nord et celui du poinds économique et démographique du Québec dans la fédération canadienne.
Avec un peu d'imagination on pourrait sans doute dépasser le réflexe du veto et proposer des initiatives politiques, économiques et culturelles favorables aux francophones et aux Québécois.
Je ne voudrais pas être accusé de pelleter des nuages, mais il me semble que des analystes, des chroniqueurs et des universitaires pourraient pousser un peu plus loin cette idée.
