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Pourquoi pas les deux nations?

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Georges Paquet (georgespaquet@sympatico.ca)
Envoyé Le dimanche 07 septembre 2008 04:00



Si on voulait bien prendre le temps de lire et de comprendre ce que nos leaders politiques et certains analystes disent et écrivent, on mettrait un peu moins d'énergie à dénoncer et un peu plus à proposer. Ainsi, on découvre avec clarté que la reconnaissance par la Chambre des commmunes que les Québécois forment une nation au sein du Canada uni n'apporte rien au moulin des souverainistes, et même qu'il en distrait ou qu'il en amuse plusieurs.

Cependant, ce qu'il serait possible d'extraire de positif de cette résolution n'a été que très peu abordé. Il n'est pas impossible de penser que Stephen Harper ait songé à ressusciter la théorie des "deux nations" fondatrices qui était chère à Robert Stanfield: La nation canadienne-française et la nation canadienne-anglaise.

J'admets qu'il est bien tard pour fouetter ce vieux cheval, mais il ne serait pas impossible de trouver dans cette voie des arguments intéressants. Ainsi, si les deux nations étaient reconnues formellement, donc à égalité de statuts et de droits, les canadiens-français pourraient par ce biais retrouver un droit de veto en politique fédérale, que le Gouvernement du Québec pourrait se charger d'articuler. On pourrait peut-être y trouver du réconfort pour ceux qui constatent et déplorent le déclin du poids démographique des francophones en Amérique du Nord et celui du poinds économique et démographique du Québec dans la fédération canadienne.

Avec un peu d'imagination on pourrait sans doute dépasser le réflexe du veto et proposer des initiatives politiques, économiques et culturelles favorables aux francophones et aux Québécois.

Je ne voudrais pas être accusé de pelleter des nuages, mais il me semble que des analystes, des chroniqueurs et des universitaires pourraient pousser un peu plus loin cette idée.

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