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Défilade éhontée des fédéraux face aux minières canadiennes dans les pays pauvres
Le développement durable dans le secteur minier semble surréaliste, utopique, mais un jour ou l'autre, face aux dommages aux eaux, aux terres, aux forêts, aux sols arables, aux biotopes et aux communautés humaines, il faudra bien internaliser dans le prix des métaux, des pierres précieuses... et de l'énergie, les mesures indispensables de mitigation et de compensation dans les contrées étrangères et des régions canadiennes dévastées.
Avec leurs fonds de pension et de placements et leurs actions en bourse les canadiens sont tous complices de ces lamentables situations. Malgré 201 000 signatures en 2007 réclamant encore avec Développement et Paix la mise en place d'un Ombudsman, le cortège des impacts de l'exploration, de l'exploitation et de l'abandon des sites miniers a beau faire scandale, il continue. Le virage de la responsabilisation sociale des minièers canadiennes aurait beau prendre une décennie, l'industrie et les marchés s'ajusteront. Il est vital de commencer quelque part et maintenant. L'affermissement de son leadership mondial dans le secteur minier, est un enjeu de bonne réputation, de progrès économique à long terme pour le Canada, voire de souveraineté et de sécurité nationale et internationale.
Exigeons aux personnes en tête des partis et aux candidats dans nos circonscriptions aux prochaines élections fédérales, de se prononcer sur la responsabilisation sociale des entreprises extractives et surtout aux élus et aux fonctionnaires fédéraux d'avoir le courage de faire leurs devoirs à compter du 15 octobre prochain.
Charles-Eugène Bergeron
Source :
Charles-Eugène Bergeron
Bénévole de Développement et Paix au conseil diocésain de Québec
Membre délégué des conseils diocésains de Baie-Comeau, Chicoutimi et Québec
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