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Défilade éhontée des fédéraux face aux minières canadiennes dans les pays pauvres

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Charles-Eugène Bergeron
Envoyé Le samedi 06 septembre 2008 23:00



L'actuel dégonflement de la bulle boursière des matières premières est en toile de fond de l'imminente campagne électorale fédérale. Selon de plus en plus d'économistes éminents, l'avenir est à une économie écologique, une société de conservation et de restauration en lieu et place d'une société de consommation et de dégradation des ressources. L'humanité n'a qu'une seule terre en partage avec les autres formes de vie. Le gouvernement fédéral ne prend pas cela au sérieux, dans un insoutenable « déni de l'évidence » - Le groupe pop Mes Ayeux n'aurait pu trouver meilleur titre pour un de leur dernier hit !

Le développement durable dans le secteur minier semble surréaliste, utopique, mais un jour ou l'autre, face aux dommages aux eaux, aux terres, aux forêts, aux sols arables, aux biotopes et aux communautés humaines, il faudra bien internaliser dans le prix des métaux, des pierres précieuses... et de l'énergie, les mesures indispensables de mitigation et de compensation dans les contrées étrangères et des régions canadiennes dévastées.

Avec leurs fonds de pension et de placements et leurs actions en bourse les canadiens sont tous complices de ces lamentables situations. Malgré 201 000 signatures en 2007 réclamant encore avec Développement et Paix la mise en place d'un Ombudsman, le cortège des impacts de l'exploration, de l'exploitation et de l'abandon des sites miniers a beau faire scandale, il continue. Le virage de la responsabilisation sociale des minièers canadiennes aurait beau prendre une décennie, l'industrie et les marchés s'ajusteront. Il est vital de commencer quelque part et maintenant. L'affermissement de son leadership mondial dans le secteur minier, est un enjeu de bonne réputation, de progrès économique à long terme pour le Canada, voire de souveraineté et de sécurité nationale et internationale.

Exigeons aux personnes en tête des partis et aux candidats dans nos circonscriptions aux prochaines élections fédérales, de se prononcer sur la responsabilisation sociale des entreprises extractives et surtout aux élus et aux fonctionnaires fédéraux d'avoir le courage de faire leurs devoirs à compter du 15 octobre prochain.

Charles-Eugène Bergeron

Source :
Charles-Eugène Bergeron
Bénévole de Développement et Paix au conseil diocésain de Québec
Membre délégué des conseils diocésains de Baie-Comeau, Chicoutimi et Québec
au Conseil national de l'organisme

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