Mon père, un très vieil homme, finira sa vie comme la plupart de ses contemporains, dans l'idée de sa déchéance, avec la conception de sa vie comme un long decrescendo triste depuis la force de l'âge.
L'entrée dans la vie s'effectuerait donc avec tambour et trompettes, pour glisser inexorablement vers un après plus qu'incertain? Ce schéma simpliste nous accompagne furtivement depuis trop longtemps déjà. On pourrait aussi bien imaginer d'autres formes de trajectoire qui se termineraient en déchéance du corps, sans doute, mais, par exemple, dans une apothéose de l'humour et de la sérénité. Et les funérailles pourraient ressembler à ce que Jacques Brel souhaitait pour les siennes: j'veux qu'on rit, j'veux qu'on danse, j'veux qu'on s'amuse comme des fous...