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Pour informer le public, il faudrait...
La masse des gens ne lient pour ainsi dire jamais. Je parle de la masse des gens, pas des individus qui la composent. On écoute les nouvelles comme on écouterait un "soap" à la télé. C'est-à-dire sans vraiment tenir compte de l'implication des mots qu'on y dit, sans vraiment réfléchir, d'une façon superficielle à vrai dire. On ne lit pas vraiment les journaux. On regarde plutôt les gros titres et ce qu'il y a sous les photos.
En plus, si l'on tient compte de la complicité de beaucoup de médias papiers et électroniques pour engourdir les gens, ça s'ajoute à l'abêtissement de la population. Effectivement, les politiciens tiennent compte du fait que les gens ne s'informent pas vraiment, quand on parle de la population. Je ne dis pas que la population n'est pas intelligente. C'est fort malheureusement quand elle est acculée à un mur existentiel qu'elle se réveille vraiment.
Ainsi, le bon politicien qui veut faire avancer un dossier à l'encontre de la population agit en louvoyant, comme le ferait un prédateur talentueux. S'il veut vraiment parvenir à ses fins, il ne faut pas réveiller (ne doit pas faire de faux pas!) les consciences endormies de la population, ne pas acculée les citoyens à un mur en somme. Une fois l'objectif atteint par le parti au pouvoir, le parti au pouvoir peut profiter notamment d'une réunion du conseil des ministres dans le but de flatter les vanités des vainqueurs au détriment des vaincus, avec rires et sarcasmes en toile de fond.
J'imagine que les choses peuvent se passer ainsi quand un parti au pouvoir veut amener les gens à penser et à agir dans le même sens qu'eux. Ce n'est alors même plus une simple question d'éduquer la population, en faisant la lumière. En fait, c'est plutôt de travailler sur l'art de manipuler une population, pour passer à l'histoire. J'ai cependant un préjugé favorable pour la nature humaine. Pour cette raison, je pense très honnêtement que quand les choses se passent ainsi, les protagonistes le font d'une façon inconsciente. C'est un peu comme la lutte pour la survie de Darwin où l'individu cherche malencontreusement à l'emporter sur la masse.
JM
