"Si exception canadienne il y a, elle réside peut-être dans une certaine naïveté à l'égard de ce qu'il faut bien appeler les maux de l'immigration. Je veux parler de cet angélisme qui caractérise toujours le débat canadien en la matière. À droite, circule le mythe selon lequel l'immigrant serait immédiatement synonyme de progrès économique. Ne lisait-on pas cet été dans la presse que le Québec avait besoin de 300 000 immigrants par année. S'est-on rendu compte que cela représenterait le doublement de la population québécoise en un peu plus de 20 ans? Une folie démographique sans nom. À gauche, on persiste trop souvent à peindre l'immigrant comme une éternelle victime susceptible d'effacer notre culpabilité occidentale. Ce ne serait pas la première fois que la pensée néolibérale ferait bon ménage avec la «bienpensance» de gauche"
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Je croyais que la crise des accommodements raisonnables entrainerait un débat sur l'immigration. Rien. Un an après, Desjardins débarque avec ses 300,000 immigrants!!!
Ma prédiction: lorsque les Québécois vont allumer sur l'immigration, il va être trop tard.