Opinion

Lettres - À n'y rien comprendre !

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Jean-François Joyal, Blainville, le 28 août 2008

Édition du vendredi 05 septembre 2008

Mots clés : contestation, Harper, Gouvernement, Canada (Pays)

Depuis que Harper est au pouvoir, on a assisté, au Québec, à des levées de boucliers pour toutes sortes de décisions prises par lui et son gouvernement: lorsqu'ils ont stoppé le financement aux organismes d'aide à la condition féminine, lorsqu'ils ont enfreint la loi électorale pour des fins de publicité, lorsqu'ils ont décidé d'injecter 15 milliards dans l'armement, lorsqu'ils ont tenté de museler les journalistes de la Chambre des communes, lorsqu'ils ont remis en question le droit à l'avortement, lorsqu'ils ont voté contre l'adoption de la Déclaration des droits des peuples autochtones, lorsqu'ils ont refusé de poursuivre les objectifs de Kyoto, pour leurs faux pas en matière de bilinguisme, pour leur amateurisme dans le dossier des documents confidentiels oubliés chez «Mme Chose» et, plus récemment, pour avoir mis la hache dans les programmes d'aide à la culture.

En partant de là, je fais le raisonnement simpliste suivant: les femmes, les journalistes, les autochtones, les environnementalistes, les francophones, les pacifistes, les artistes et tous ceux pour qui la démocratie et les libertés individuelles ne sont pas négociables devraient y penser deux fois avant de voter conservateur. Pourtant, ce parti formé de «control freaks» monte dans les sondages. Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer?


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