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Cher Ami Francois Caron.

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Yvon Montoya (yvonmontoya@sympatico.ca)
Envoyé Le jeudi 04 septembre 2008 16:00



Autant j'aime Kerouac pour sa Liberte, autant je n'aimerai plus le lire si on desire en faire de la recuperation sans fondement. Des pauvres aux USA, il y en a eu, il y en a encore et de tous pays avec force accent. Cela n'en fait pas moins des americains. J'ai un ami, un vrai amerloque, ancient Marine maintenant prof de bouddhisme en Thailande. Lorsqu'il me montre les photos de sa famille americaine pure et dure, c'est fascinant de voir le grand-pere habille en officier de l'armee austro-hongroise, de voir leur Roumanie et Autriche de l'ancienne époque. Amerloques sont-ils, des vrais comme dans les conventions Repu/Demo. Il ne pleure pas pour ses origines/identite. C'est Kerouac tout crache, le fier Breton Lebris comme l'ecrivain si bien connu en France specialiste de Robert Louis Stevenson, Michel Le bris. J. Kerouac lui est ne aux States et se nommait Jean-Louis Lebris de Kerouac. Il n'est pas pour autant un ecrivain francais, ni breton, ni quebecois. C'est un amrloque lui aussi. A Montreal je ne pense pas a lui mais aux States, oui. Comme la phot de bod dylan pour son album The Freewheelin' Bob Dylan. Voyez a ce titre l'emission de Radio-Canada, il fouillait dans sa memoire pour trouver les mots "francais".

Exemple: Bobee en creole signifie faire le sieste et avant en ancien francais on disait "maladie des yeux", mais en creole, je ne comprends pas si je ne connais pas ce dialecte et encore moins "l'idee" en francais. Alors, on traduit et on comprend. Idem pour Frissi, les abats ou pliche pour eplucher. J'adore et Aime Cesaire aussi. C'est beau le creole mais ce n'est pas du fran'ais comme l'ecrit si bien R. Ducharme, vous savez qui, n'est-ce pas?

"Resistance" son "peu de français acquis, ce français de piêtre qualité » pour cause de « déni de l'existence par l'Autre », écrivez-vous et ce concernant les USA ? Tout de même, vous faites du victimaire à fond. Aux States, on ne se pose pas ce genre de question et on ne s'en posait pas. Voyez, tout con, Maurice Chevalier dans sa période américaine (fabuleuse. Il y a une belle thèse de doctorat sur lui à lire car ca permet de comprendre les contextes et la, vous verrez, vous avez tout faux). Kerouac frimait avec ses poteaux qui n'entravaient que dalle le français alors c'était facile de dire, « j'parle franças » Scusez mon argot, c'est mon joual. La littérature a un cheminement d'arrachement et va au dehors sinon en deca de la folklorisation. Lisez la préface de mon « Frénétiques ». J'aime le joual, je trouve ca beau et poétique mais il faut le traduire en français pour que ca passe. C'est la récupération qui me donne de l'urticaire. Il n'est pas et ne peut être un auteur québécois et a fortiori, canadien-français ou alors c'est du délire.

Ps : J'ai corrige mais j'arrête car j'ai un clavier anglais. Ostie. Salutations.

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