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Le temps des élections ou comment louvoyer pour courtiser les contribuables.

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Jacques Morissette
Envoyé Le jeudi 04 septembre 2008 09:00



Le temps que dure un mandat électoral est comme un mariage entre le parti élu et sa permission d'exercer le pouvoir, au nom de la population. Quand vient le temps des élections, cependant, on peut dire que le mariage est quasi consommé.

Tout naturellement, le parti encore au pouvoir veut que la population lui permette de continuer d'exercer son mandat pendant une autre période électorale. Vient alors le temps de faire des élections qu'on pourrait appeler la période de séduction. On voudrait bien que le mariage dure.

Le parti encore au pouvoir a beau jeu. Effectivement, dans le but de courtiser les électeurs, il fait des annonces préélectorales attentistes et conclus des accords parfois dégoûtants, considérant tout ce qui est achetable avec des dollars et prenant soin de faire des déclarations d'usage.

Ce qui est réglo mais tout de même discutable, cependant, c'est qu'il le fait avec l'argent des contribuables. Les partis d'opposition, qui voudraient bien eux aussi conclure un mariage, ont bien raison de dire que cette attitude alimente le cynisme de la population.

Néanmoins, même si certains partis d'opposition se plaignent de cet état de fait, à chaque fois qu'arrive le temps des séductions, le marié, quel qu'il soit, cherche presque toujours à le rester. L'histoire se répète, comme on dit, et la population s'en souvient presque toujours.

La population joue le jeu de bien vouloir se marier avec l'un ou l'autre des prétendants. Tout en sachant cependant que le marié choisi, une fois au pouvoir, utilisera des façons plus ou moins semblables de les courtiser quand viendra le temps du rut électoral.

JM

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