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L'Occident vire à droite

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Jean TURGEON
Envoyé Le lundi 01 septembre 2008 11:00



Par un juste retour du balancier, sans doute, et après avoir largement donné dans la social-démocratie et l'État providence, l'Occident (lire les pays dits «développés») s'est finalement rendu compte qu'il n'avait plus les moyens de ses ambitions et qu'une dette doit être remboursée un jour, sinon c'est la faillite... Malheureusement ! Alors, plutôt que d'en conclure qu'il était allé trop loin trop vite, on dirait bien qu'il fait à présent son mea culpa ;et qu'il se dit qu'il a fait carrément fausse route.

Ce qu'on observe alors ce n'est plus la «valse hésitation» d'une démocratie qui se corrige au fur et à mesure de ses erreurs, mais une sorte de «set carré» lamentable dans le lequel des danseurs pitoyables se font crier par le «calleur» : «Changer de bord, vous vous êtes trompés !»

Quand une majorité de Québécois - ou peu s'en faut - souhaitent remettre les clés du pouvoir à un Stephen Harper, je me dis qu'on n'est pas très loin d'un référendum qui nous ferait devenir le 51ième État américain... même si ce n'est évidemment pas tout à fait demain la veille.

René Lévesque avait flatté notre orgueil national avec cette idée que nous étions peut-être quelque chose comme un grand peuple... Et il avait peut-être raison. Mais peut-être aussi avait-il tort...

Les grands peuples se gouvernent eux-mêmes et ne se demandent pas lequel de papa Harper ou de maman Dion saura mieux s'occuper de leur avenir collectif. Et dire qu'il y en a déjà qui préfèrerait grand-papa Bush !

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