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Effet de miroir?

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Gabriel RACLE
Envoyé Le samedi 30 août 2008 09:00



Il va être intéressant, et les médias ne manqueront pas de le faire, de comparer le duo Obama-Biden et le duo McCain-Palin. Ce dernier, qui vient donc de se constituer après le premier, est l'image inverse du premier et en le constituant, John McCain a joué sur l'effet miroir.

D'un côté la jeunesse et le dynamisme sont ceux du candidat président et la compétence complémentaire nécessaire se trouve chez le candidat vice-président. Du côté républicain, c'est exactement l'inverse, c'est la candidate vice-présidente qui incarne la jeunesse et le dynamisme et la compétence se retrouve chez le candidat président. S'y ajoute le choix d'un homme, dû à sa compétence, du côté démocrate, et le choix d'une femme, en contre-pied, du côté républicain.
Étrange situation finalement. Le choix des électeurs étatsuniens va-t-il être dicté par la présence et les caractéristiques du possible futur vice-président.?

Ou alors, la forme va-t-elle l'emporter sur le fond? La forme, c'est-à-dire l'image médiatique proposée, celle de l'équipe 72-44 ou celle de l'équipe 47-65, car il est évident que le choix de John McCain a été fait en grande partie en vue de l'image que présente désormais le fameux ticket présidentiel. Bien entendu, les convictions s'y ajoutent, celle d'une conservatrice pure et dure pour ce qui est de Sarah Palin, mais là encore c'est une question d'image. John McCain avait besoin de redorer son côté conservateur, qui manquait de crédibilité aux yeux d'une large frange de son électorat potentiel. Celle d'ouverture et de renouveau du côté de Barack Obama.

Barack Obama avait fait comme J. McCain en choisissant le très compétent Joe Biden, pour combler le manque d'expérience que lui reprochaient ses adversaires républicains. Avec l'image forte que projette Joe Biden, capable de devenir président en cas de nécessité, Barack Obama semble d'ailleurs en meilleure position que J. McCain dont la possible vice-présidente n'a pas l'expérience nécessaire pour projeter l'image d'une possible présidente, un problème que l'état de santé et l'âge de J. McCain peut rendre réel.

En définitive, si l'on rajoute les images familiales abondamment utilisées, on peut se demander si les citoyens étatsuniens vont élire leurs grands électeurs en se basant sur de solides programmes ou sur des apparences médiatiques? Et, dans le secret de l'solaire, la couleur du candidat président va-t-elle aussi l'emporter? Cela fait beaucoup d'images, au bout du compte, les unes à l'inverse des autres. Dans ce jeu de miroirs, quelles images vont se transformer en réalité.

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