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L'âme d'un peuple

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Vincent de Grandpré
Envoyé Le jeudi 28 août 2008 14:00



Perdre les arts c'est perdre le moyen d'expression de l'âme collective car les artistes de tous ordres s'inspirent de la société dans laquelle ils vivent pour transmettre à celle-ci au travers de leurs oeuvres le reflet d'elle-même. Cela permet à la nation de s'identifier et de se comprendre un peu plus. Si on lui enlève ce pan identitaire, ce miroir d'elle-même, la nation croule sous le poids de l'ignorance. Force est de constater que les conservateurs et leurs acolytes ne comprennent pas la force de l'art et le pouvoir qu'il a sur les gens. Peut-être qu'on tente, justement, de faire taire nos artistes sous de faux prétextes. Question de faire durer le principe tant hypocrite du "Si on en parle pas, c'est que ça n'existe pas". Nos artistes ont besoin d'exprimer leur courage de vivre et nous avons besoin d'eux pour se reconnaître et persévérer dans la vie. Que serions-nous sans eux au fond? Sans musique, sans oeuvres, sans beauté notre monde serait terne, gris, aseptisé, voir même conservateur. Je ne suis pas artiste mais j'ai reçu une éducation artistique primaire et secondaire. Jamais je ne voudrais que mes enfants ne puissent en profiter. Ceux qui sont contre ce que je dis sont ignares de la beauté du pouvoir créatif de l'âme humaine. Ceux qui me comprennent devraient joindre les rangs de nos créateurs dans le besoin. Dans tous les cas les conservateurs devraient déclencher des élections pour que nous puissions savoir si la mentalité au Québec a tant changé et si une autre époque révolutionnaire est nécessaire pour réveiller des esprits étroits et endormis.

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