Hillary Clinton s'adresse aux délégués démocrates - Objectif: unir le parti derrière Obama

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Claude Lévesque
Édition du mercredi 27 août 2008

Mots clés : Obama, Convention du Parti démocrate, Hillary Clinton, Gouvernement, Élection, États-Unis (pays)

«Barack Obama est mon candidat et il doit devenir notre président», a dit Mme Clinton accueillie triomphalement par une foule debout au Pepsi Center où se déroule la convention démocrate.

Photo: Agence France-Presse

Hillary Clinton a prononcé hier le discours rassembleur que le Parti démocrate attendait d'elle, recevant apparemment l'approbation de ses propres partisans comme de ceux de Barack Obama à qui elle s'est clairement ralliée.

«Je suis ici en tant que mère fière [elle venait d'être présentée par sa fille Chelsea], que fière démocrate, que fière sénatrice de New York, que fière Américaine et que fière supporteure de Barack Obama», a-t-elle lancée d'entrée de jeu.

«Que vous ayez voté pour moi ou pour Barack, c'est maintenant le temps d'unir le parti autour d'un but unique», a-t-elle ajouté à la fin de cette deuxième journée de la convention démocrate qui se déroule à Denver.

La soirée devait tout particulièrement servir à refaire l'unité du parti démocrate après la longue campagne à l'investiture, qui s'est transformée en un duel souvent très dur entre Hillary Clinton et Barack Obama.

Les délégués et permanents du parti rencontrés en fin d'après-midi à l'entrée du Centre Pepsi, avant le discours de la sénatrice de New York, insistaient sur l'importance de cet objectif pour la suite des choses.

«Cette semaine sera une étape importante» à cet égard, a dit Marie Young, une femme noire originaire du New Jersey, qui a travaillé comme bénévole depuis le début de la campagne de Barack Obama, ajoutant: «Je veux que Hillary fasse appel à ses partisans afin qu'ils comprennent que les positions de Clinton et d'Obama sont vraiment identiques. Nous avons besoin de leur appui pour défaire les républicains.»

«Nous faisons partie de la même équipe et nous ne pouvons nous permettre de rester sur la touche, devait ensuite dire l'ex-première dame des États-Unis, qui a été accueillie par une assez longue ovation. Barack Obama est mon candidat et il doit devenir notre président.»

Hillary Clinton a aussi donné une coloration assez féministe à son discours afin de convaincre ses nombreuses partisanes d'appuyer comme elle la candidature de Barack Obama à la présidentielle de novembre.

Ellle a rendu hommage au combat des suffragettes, qui ont obtenu il y a 88 ans que le droit de vote des femmes soit reconnu dans la constitution américaine. Ellle a aussi salué une héroïne féminine de l'Underground Railroad, le réseau abolitionniste du XIXe siècle, ce qui constituait une façon habile de rapprocher le clan Obama et le sien.

Dans son discours d'une demi-heure elle a plaidé pour les énergies propres, le financement de l'éducation, la lutte contre les diverses formes de discrimination, mais surtout pour un système de santé accessible pour tous les Américains, un projet qu'elle défend depuis la présidence de son mari au milieu des années 1990.

Elle a également parlé de la nécessité de «restaurer notre réputation dans le monde et de rapatrier les soldats américains d'Irak».

Mme Clinton a salué Michelle, l'épouse de Barack Obama, qui sera pour lui «une partenaire extraordinaire». Elle s'est félicité du choix du sénateur Joseph Biden, du Delaware, comme candidat à la vice-présidence. Elle l'a décrit comme un homme «pragmatique, fort et sage».

«J'étais une partisane de Hillary. Elle a eu 18 millions de votes, plus que tout autre candidat, mais nous sommes unis derrière Barack Obama», a dit la déléguée de l'Illinois, Mary Smith, rencontrée hier après-midi.

Les interventions à la convention démocrate ont jusqu'ici porté très souvent sur l'économie et les difficultés qu'éprouve la classe moyenne.

«Ce sont les enjeux qui touchent tous les Américains», a fait remarquer la déléguée.

L'élection présidentielle de novembre se déroulera sur fond de difficultés économiques et après cinq ans et demi d'une guerre très impopulaire en Irak. Le président sortant George W. Bush a une cote désastreuse auprès de ses concitoyens, mais le candidat républicain à sa succession, John McCain, tente lui aussi de se présenter comme l'homme du changement.

Plusieurs sondages récents ont indiqué que M. McCain a rejoint Barack Obama dans les intentions de vote des électeurs américains, même si ces derniers tendent à favoriser le Parti démocrate quand on leur pose la question sans nommer les candidats. Racisme latent? Plusieurs le pensent.

La police de Denver a indiqué hier qu'au moins un des trois hommes arrêtés la veille en possession d'armes et projetant possiblement d'assassiner Barack Obama à l'occasion du discours qu'il doit prononcer demain dans un stade, fait partie du groupe raciste Aryan Natio, selon le quotidien Denver Post.

Des organisateurs de la convention démocrate ont affirmé hier que l'événement ne fait l'objet d'aucune menace sérieuse. En revanche, il fait l'objet de mesures de sécurité très rigoureuses.


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Sauver sa carrière politique - par Roland Berger (rolandberger@rogers.com)
Le mercredi 27 août 2008 13:00

O.K. pour Hilary... mais pour Bill??? - par Laurent Valiquette
Le mercredi 27 août 2008 09:00

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