Opinion
Lettres - La vigilance, mais non le discrédit!
Mots clés : aliments biologiques, Alimentation, Québec (province)
Quelle déception de lire dans votre journal l'article «Des paniers pas si bios». Le «greenwashing» est certes un phénomène omniprésent et la vigilance est de mise dans le monde des appellations, mais le discrédit n'a toutefois pas sa place.
La certification est un mal nécessaire devant les abus de plusieurs, mais pourquoi ne pas préciser que les «quelques centaines de dollars par année» déboursés pour la certification représentent parfois des charges non négligeables pour de nouvelles ou de petites fermes non subventionnées. J'aurais bien aimé recevoir l'équivalent de la somme déboursée pour la précertification de notre ferme pour la rémunération de nos nombreux travailleurs bénévoles! La demande pour l'alimentation biologique connaît une forte croissance, mais l'agriculture bio reste une pratique marginale qui n'a pas besoin de mauvaise publicité, bien au contraire.
Je vous invite, M. Deglise, à venir nous visiter pour réaliser que la confiance vaut parfois plus qu'une certification (le rapprochement agriculteur-consommateur est au centre du concept ASC) et venez travailler bénévolement avec nous toute une journée afin de comprendre la déception que peut provoquer un article comme le vôtre!
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