Opinion

Lettres - Un triste souvenir

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Esther Taillon, Québec, le 26 août 2008

Édition du mercredi 27 août 2008

Mots clés : Français (langue), Élection, Québec (province)

La lecture hier matin de la chronique de Louise Beaudoin intitulée Élection fédérale et Francophonie a fait ressurgir dans ma mémoire un souvenir aussi triste que frustrant.

L'incident remonte à une dizaine d'années. Répondant à une obligation professionnelle, je me rends à Ottawa, destination nouvelle pour moi. Pour une question de direction à la sortie à l'aéroport, je m'adresse à un agent de sécurité près de moi. Quel ne fut pas mon étonnement de voir cet unilingue anglophone au service de mon pays me traiter de haut et de façon méprisante.

Je m'en étonne et décide de reprendre ma question toujours en français. La résistance et l'arrogance s'amplifient. Pas de compromis, je me débrouille autrement. Mais ne suis-je donc pas dans la capitale du Canada? L'utilisation des services d'un taxi ne fut pas plus heureuse: l'homme visiblement issu d'une immigration récente ne veut entendre que de l'anglais! Même chose d'ailleurs du côté de Gatineau.

J'étais dans un autre monde et je m'en suis souvenue, croyez-moi! Que le même traitement agrémenté de représailles ait atteint l'aéroport Pierre-Trudeau me laisse sans voix!


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