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Approche éditoriale malhonnête sur 3 jours
Je me permets ici de soulever la malhonnêteté journalistique, non pas sur un seul texte, mais sur toute la démarche empruntée ces 3 jours:
Deglise avait visiblement déjà produit d'avance ses 2 textes y compris celui du mardi avant même de prendre connaissance de la réponse d'Équiterre. Il n'a - apparemment - eu besoin que de combler un espace vide pour y intégrer une petite phrase du communiqué (réponse d'Équiterre reçue au Devoir dès le lundi). Comment sinon parler d'une enquête ? Comment aurait-il pu produire son second texte, (mis en ligne dès le lundi soir et paru le mardi), quelques minutes seulement après la réponse d'Équiterre ?
Confronté à ses erreurs et lacunes (relevées tant par Équiterre, que le CARTV et les lecteurs eux-mêmes) le Devoir décide finalement de corriger le tir le troisième jour... seulement. Elle pouvait le faire dès le mardi. Mais elle a choisi de ne pas le faire.
Durant ces 2 premières journées, tout le monde s'affole, consommateurs en premier (n'était-ce pas l'effet recherché ?), faisant de surcroît perdre temps et énergies aux organismes concernés. Et durant ces 2 premières journées, Le Devoir met tout cela à sa Une, affiche les 2 articles intégralement et accepte aussi les réactions des lecteurs.
Curieusement, au matin du 3ième jour, les rétractations du quotidien se font petites, le texte n'est pas accessible en ligne et seuls les abonnés - payant - peuvent réagir.
La voilà la bonne stratégie... et vous vous demandez pourquoi les journalistes inspirent de moins en moins confiance aux citoyens-nes ?
Blandine Philippe
Journaliste
Membre FPJQ
