Jeux olympiques de Pékin - Amnesty dénonce les abus chinois et le silence du CIO
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Londres -- Amnesty International a accusé hier la Chine de ne pas avoir répondu aux attentes internationales en matière de respect des droits de l'homme pendant les Jeux olympiques et a reproché au Comité international olympique (CIO) d'avoir «fermé les yeux» sur les abus.
«Les Jeux olympiques ont été un événement sportif spectaculaire, mais ils ont eu lieu sur fond de violations des droits de l'homme avec des militants empêchés d'exprimer leurs vues de manière pacifique et nombre d'entre eux emprisonnés sans avoir commis de crime», a regretté, dans un communiqué, Roseann Rife, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d'Amnesty.
«Les autorités chinoises et le CIO avaient l'occasion de démontrer qu'il y avait des améliorations en matière de droits de l'homme et, dans l'ensemble, ils n'y sont pas parvenus», a-t-elle jugé.
«Les expulsions forcées, les détentions de militants et les restrictions sur [le travail des] journalistes ne devraient pas gâcher de nouveaux Jeux olympiques» à l'avenir, a-t-elle souhaité.
Amnesty a déploré dans ce communiqué que le CIO ait «fermé les yeux» sur les pratiques chinoises. «Il est grand temps que le CIO mette en pratique ses valeurs essentielles de dignité humaine et principes éthiques universels et fondamentaux, en faisant des droits de l'homme un nouveau pilier des Jeux olympiques», a souhaité Mme Rife.
Amnesty appelle ainsi le CIO à inclure des «indicateurs» objectifs en matière de droits de l'homme dans ses critères d'attribution des futurs Jeux olympiques.

