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C'est à lui-même qu'il s'en prend

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Sylvie Robert
Envoyé Le mercredi 08 octobre 2008 20:00



La culpabilité sert à qui? À quoi? Sinon qu'à embrouiller l'homme de la voie à suivre pour offrir le meilleur de lui-même. Le remords lui est certes plus utile dans sa quête du Graal, un temps. Puis, vient un autre temps, celui d'apprendre à faire différemment, soigneusement, dans la transparence et l'humilité. Le pouvoir appartient à celui qui ne s'en croit pas digne parce qu'il agit par devoir et courage. La responsabilité, c'est de faire ses devoirs 3 fois : avant, pendant et après. Le devoir se sert du miroir non pas à la manière de Narcisse, mais plutôt comme un instrument de mesure. La terre est ronde, ne l'oublions pas.

Les chamans n'ont pas disparu, rassurez-vous. Leur nature même est simplement invisible, sans religion, ni ambition. Ils sèment toujours. Visiblement, l'ère moderne n'a pas su faire équipe avec la nature. L'homme aura toujours la responsabilité de ses choix. Si l'intention honorable se trouve derrière un choix, l'erreur est alors permise. En passant par le remords, elle servira à passer à l'étape suivante, celle de faire autrement, encore mieux.

D'origine indienne, je vous dis : « Le drame n'est pas que les terres nous aient été volées, l'avarice étant une sordide affaire. Non, le drame, c'est de ne pas avoir su s'élever pour partager et faire mieux ensemble.»

Y a-t-il un coach dans la salle ?


Sylvie Robert
Fonctionnaire de l'État, heureuse et fière de l'être

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