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De l'efficacité de la prévention et de l'usage de la sollicitude

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Jean-Pierre Lusignan (jplu@globetrotter.net)
Envoyé Le mercredi 20 août 2008 06:00



À mon avis, il peut être assez difficile de démontrer ou prouver scientifiquement l'efficacité de l'argent public investi dans une mesure préventive comme celle d'avoir un site d'injection supervisée de drogues dures. Il pourrait même en être ainsi pour beaucoup d'autres mesures dites de prévention des maladies et affections. Exemple: comment a-t-il fallu d'années et d'investissements financiers publics pour que l'usage du tabac régresse significativement au Québec? De plus,il ne me semble pas évident que la partie de la classe politique favorable à une telle mesure en bénéficiera facilement électoralement et il semblera tentant aux autres de " se mettre sur le neutre", voir même d'effectuer un "retour en arrière" pour indisposer le moins possible d'électeurs.

Ceci dit, la dépendance aux drogues est une maladie mentale et la relation médicale professionnelle privilégie moralement encore aujourd'hui le bien d'un patient, patient par patient, petit pas par petit pas, tel que ce dernier et le médecin l'entendent. La relation infirmière me semble moralement encore plus généreuse pour le patient parce qu'elle exige que l'infirmière fasse preuve de sollicitude envers son patient. Il en est de même pour l'Évangile: nous sommes tous frère et soeur. Je suis donc fortement en faveur d'une supervision médicale ou infirmière d'un site d'injection de drogues dures: toute personne humaine a besoin de sentir que d'autres personnes humaines la considèrent comme étant essentiellement digne de respect et toute véritable expression de sollicitude individuelle, professionnelle ou sociale le lui manifesteront. Cette assurance est porteuse de miracles.

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