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Ambigüités
Donc, ce que l'ancien Premier ministre libéral met de l'avant, c'est cette autonomie, cette indépendance de la politique canadienne à l'égard de celle des États-Unis. En ne se rendant pas à Pékin pour l'ouverture des Jeux olympiques, est-ce que Stephen Harper n'a pas manifesté une attitude semblable, puisque G.W. Bush s'est, lui, rendu à Pékin?
Mais il serait intéressant de savoir pourquoi exactement S. Harper a préféré rester ici, plutôt que de se joindre aux autres chefs d'État ou de gouvernement qui se rendaient à l'ouverture des Jeux. On a beaucoup reproché à S. Harper, et à juste titre, son alignement sur la politique de notre voisin du Sud. A-t-il voulu clairement marquer qu'il s'en démarquait? Ou alors, a-t-il pensé que, vu le piètre état des relations avec la Chine, son absence ou sa venue ne changerait rien?
Le président français, comme le souligne Jean Chrétien, y est allé, pour tenter de recoller les morceaux des relations franco-chinoises, mises à mal par les incidents qui ont marqué le passage de la flamme olympique à Paris. Sa présence à la cérémonie d'ouverture changera-t-elle quelque chose? L'avenir le dira. Comme l'avenir dira si l'absence de S. Harper changera quelque chose dans les relations canado-chinoises. Autrement dit, quelle importance les dirigeants chinois attachent-ils au Canada dans leurs enjeux politiques, commerciaux ou culturels?
Toutefois, on aimerait bien connaître les véritables raisons du refus de S. Harper de se rendre à Pékin, en dehors des déclarations officielles sur les droits de l'Homme ou le Tibet, qui pourraient bien n'être qu'un prétexte, et servir éventuellement à redorer son blason lors d'une prochaine campagne électorale. Qui sait?
