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Les mains propres
Il existe cependant une différence entre messire Coullard et le bourgeois gentilhomme précité, c'est que ce dernier était d'une ignorance crasse, tandis que notre bon docteur, lui, affectait l'ingénuité pour se déplacer entouré de sa cohorte d'amis, tous chaussés comme lui de pantoufles à semelles de feutre. Génial stratagème, que voilèa car il leur permettait et leur permet toujours de parcourir sans bruit les méandres du système où ils peuvent inventorier les plus juteux trésors du bien collectif, ceux dont ils aimeraient bien faire leur lucrative chasse gardée.
Il et assez extraordinaire que sous couvert de vertu collective ( on finisse par s'adonner aux vices combien jouissifs des égoïsmes mortifères... pour le p'tit monde, s'entend.
Avec tous ses PPP qui ponctionnent une partie de notre assiettes fiscale, et cela sans les risques (comme celui de perdre sa mise) liés aux investissements privés en système capitaliste, nous verrons bientôt apparaître une nouvelle génération de nantis bien nourris, éduqués dans de merveilleux collèges huppés-privés, subbentionnés, vous vous en doutez bien par le système public, et qui vielliront tranquillement à l'abri du besoin, sans jamais connaître l'angoisse de ne pas avoir accès immédiatement aux soins de santé que leur état requierra quand ils auront atteint l'âge d'or. Et ils érigeront une statue du bon docteur en train de se laver les mains.
Pendant ce temps, à Montréal-nord...
