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Les extincteurs de la flamboyance.

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Gerry Pagé
Envoyé Le jeudi 14 août 2008 23:00



Quand Bernard Descôteaux écrit : « La réalité, c'est tout simplement que les conservateurs n'aiment pas les artistes », on est rendu au fond du baril de l'argumentation et à la dernière limite de la désinformation. Avec une interprétation aussi grosse de la réalité, il sera bientôt possible de sectionner, sur le long, un cheveu en quatre parties égales et avec un godendart. Avec Miss Cocktail Dollarama, Josée Verner, le gouvernement Harper n'est certainement pas à l'avant-garde, au chapitre de la promotion des arts. En ce sens et au second regard, elle n'a rien de plus, rien de moins, rien de différent de ceux et celles que sélectionnent les libéraux de Dion, les démocrates de Layton et les bloquistes de Duceppe. Comme avec les Trudeau, Mulroney, Chrétien et Martin, les priorités des conservateurs leurs appartiennent. Ce sera à l'électorat du pays et non aux fabricants de la désinformation, de juger de leurs pertinences. Mais, je serai toujours d'accord que l'on évince de la table, tous les parias et goujats, tous les mufles et malotrus qui mordent, tels des roquets malicieux, la main de ceux qui les nourrissent. En clair, les Falardeau, les Holy Fuck, les Mike Ward, on en a plein le Q...

Pour traiter de ce sujet de l'heure, j'aurais préféré lire autre chose que les réactions de Gilles Duceppe qui éclabousse ad nauseam le pays qui le rémunère grassement et qui le pensionnera royalement. Quand Duceppe, l'archi duc du Canada Bashing dit que Stephen Harper rattrape et châtie ceux qui ne pensent pas comme, je le sens totalement et incontournablement projecteur et on ne peut plus autobiographique. Par ailleurs, les «bêtises et sornettes» habituelles de Denis Coderre se passent de tout commentaire. Enfin, la jactance du robot Stéphane Dion ne fait que reprendre l'écho du grand vide libéral qui aurait probablement mieux fait, en confiant la répartition des octrois et subventions aux Guitté, Lafleur, Coffin et Brault.

L'émergence des «artistes de la flamboyance» du vaudeville, des «grandes gueules» de la théâtralité montréalaise et des «padischahs pluriels» du refus global que prônent les frondeurs prestataires du BÊS (Bien Être Subventionné), pour qui la corvette précède la corvée, va certainement donner lieu à un tintamarre de cacophonies amplifiées par les médias sensationnalistes qui ne manquent pas de beurres et de fourches, quand arrivent les épluchettes des blés d'inde de la gouvernance. Par contre, je connais nombre d'artistes, peintres et sculpteurs, entre autres, qui gagnent très honorablement leur vie et qui soulignent, avec une fierté qui ne fait aucun doute, qu'ils n'ont jamais imaginé devoir recourir aux petits laits des grosses fermes gouvernementales.

Bref, sur le plan pratico pratique, je partage d'emblée le point de vue du National Post que Descôteaux prend un plaisir biaisé à teindre aux couleurs de sa palette séparatiste, mais un National Post qui a le courage d'appeler les vraies choses par leurs vrais noms, à l'effet que les Canadiens comme les Québécois n'ont pas à payer des radicaux nombrilistes, des marginaux détraqués, des asociaux incontinents qui torchonnent et bavent plein leur saoul sur ceux qui les subventionnent. C'est évident que, dans un tel cas et à cause de leur itinérance tapageuse et affligeante, ce sont les vrais, les pros et doués qui vont payer la note. Les Lepage, les Laliberté et autres talentueux raffinés, élégants et respectueux.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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