Vos réactions
Le piège des mots
Je crains que vous ne soyez tombé dans le piège des mots. Le parti conservateur-progressiste, que l'on nommait «conservateur» pour simplifier, fut celui de Stanfield, de Joe Clark, de Mulroney. Parti de centre-droit, il admettait une aile dite «de gauche» et n'entretenait aucune animosité particulière envers les artistes et les écrivains (doit-on rappeler que c'est à ce parti que l'on doit, dans les années 1930, la création de Radio-Canada?). Ce parti n'existe plus. Lui a succédé un ramassis d'idéologues de l'Ouest, avatars d'évangélistes et de «oilmen» américains, pour qui «culture» est un mot obscène. Ce parti, hélas!, porte encore le nom de «conservateur», ce qui semble le rattacher au précédent. Mais c'est là un piège. Entre les deux, rien de commun sinon quelques fossiles hérités de l'ancienne droite. Dès lors, ne confondons pas.
Pierre R. Desrosiers
Val David
