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QUAND L'IMMIGRATION NE S'INTÈGRE PAS

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Caroline Moreno
Envoyé Le mardi 12 août 2008 08:00



La volonté de contrôler entièrement son immigration (seuil, sélection) n'a rien en soi de condamnable. Il s'agit là de la prérogative normale de toute nation responsable. Par contre, la volonté de minoriser la nation québécoise et de la réduire à l'ethnicité et au folklore au moyen de l'immigration, voilà qui est odieux et voilà ce que les Québécois, qu'ils soient de souche française ou autre, condamnent et combattent.
Dans la région de Montréal, 60 % des immigrants passent à l'anglais. Ceux qui savent le français à l'arrivée ou qui l'apprennent ici se voient imposer la maîtrise de l'anglais comme condition d'embauche. Quand l'intégration ne se fait pas vers le Canada et l'anglais, elle est entravée par l'imposition parfaitement éhontée et anormale de l'anglais comme langue de travail. La langue française comme langue nationale du Québec est bafouée dans les deux cas, de même que le statut du Québec comme nation (à moins d'entendre le mot nation dans le sens de l'hypocrite reconnaissance du gouvernement Harper où le mot veut dire ethnie). Seule l'indépendance mettra fin à cette utilisation de l'immigration par le Canada et ses alliés fédéralistes au Québec qui visent à diviser le peuple québécois et réduire sa cohésion nationale.
Outre donc l'indépendance du Québec, font partie intégrante du programme du Parti indépendantiste : l'intégration citoyenne et linguistique ; le contrôle exclusif de notre immigration ; une politique familiale favorisant le choix d'avoir des enfants. La tartuferie et l'illusionnisme des fédéralistes, qu'ils soient partisans de Jean Charest, de Pauline Marois ou de Mario Dumont, n'impressionne pas.

Richard Gervais
Président du Parti indépendantiste

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