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Gerry Pagé
Envoyé Le lundi 11 août 2008 07:00



Avec un système de justice qui n'est pas arrivé à contrôler ni à stopper ses dérapes des dernières décennies, qui n'est pas arrivé à neutraliser les bourdes des justiciers, voilà une implosion de la révolte et une explosion de la vengeance. Montréal vit à l'heure des banlieues de Paris et des grandes villes françaises. C'est une bien triste réalité et un jour de deuil pour les justiciers, entre autres, qui n'arrivent même plus à vivre des apparences de la justice. Il n'y avait pas que du brassage, du cassage, des pillages et des incendies. Il y avait des armes d'attaque/défense.

Il reste à espérer que le SYSTÈME D'UNE JUSTICE QUI VIVOTE DE SES MAIGRES APPARENCES, finisse par comprendre, avant qu'il ne soit trop tard. Les provocations militaristes et les répressions sauvages n'ont plus droit de cité. Ça ne fait que mettre en danger et victimiser des populations abusées, pillées et dont les biens sont incendiés. Ce sont les payeurs de taxes qui payent pour les autos de police et pour tous les pots cassés, lors de ces insurrections.

Dans une société surchauffée, on peut sentir de loin les émanations des gaz de la violence qui s'échappent de partout. Au regard de cet événement de Montréal Nord, les indices ne datent pas d'hier ! La moindre allumette de répression, le moindre briquet de provocation, la moindre torche d'assaut risquent de sacrer le feu à des gaz à vif et à des poudres dont on ne connaît pas la violence et dont ne connaît pas les lieux d'impact ni les portées.

LE PERFECTIONNEMENT ET LA FORMATION CONTINUE doivent être à la fine pointe de l'actualité des mouvances transfrontalières de la criminalité et de celle de l'immigration plurielle inconsidérée dont Montréal, particulièrement, est la cible. Ces programmes de perfectionnement et de formation continue devraient être obligatoires pour tous les agents de l'ordre et de la paix chez qui, particulièrement, la moindre ignorance, le moindre pris pour acquis, la moindre incompétence et la moindre gaffe qui s'inspire de la répression et de la brutalité, peuvent provoquer les pires désordres publics et bousiller la paix sociale. Il semble, depuis un certain temps, que les agents de l'ordre et de la paix, particulièrement à Montréal, saisissent mal, très mal ou pas du tout, les signes avant-coureurs de certaines émergences sociétales et de certains phénomènes sociaux spécifiquement reliés aux façons d'être et d'agir d'ethnies dont l'accueil et l'intégration sont confrontés aux écueils de l'indifférence et du racisme latent alors qu'ils alimentent la jactance des politiciens et leur donnent multiples occasions de discourir creusement et, surtout, de façon irresponsable.

Gerry Pagé
Vile de Québec

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