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De quelle nature du peuple chinois parle t'on?

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Jean Pierre Bouchard
Envoyé Le samedi 09 août 2008 13:00



Votre article monsieur Courtemanche rappelle les textes d'André Glucksman pendant l'agression russe de la Tchétchénie où il prétendait à ce moment que la Russie était naturellement vouée à la tyrannie par son passé soviétique mais bien davantage encore par son profond caractère tsariste qui la "nourrirait" toujours de nos jours. Dans votre texte G.Courtemanche, vous utilisez la même théorie du type génétique mais cette fois en rappelant la Chine des empereurs en tant que phénomène politique historique.

Dans un cas comme dans l'autre, le texte de Glucksman ou le vôtre, le caractère culturel du tsarisme ou de la Chine impériale n'apparaît pas clairement en tant que référence dans l'histoire. Ce qui se détermine à la lecture c'est que les Chinois ou les Russes seraient programmés naturellement à la dictature ou à la tyrannie. Cela ne marche pas parce que toute théorie génétique induit une identité non transformable et éternelle tandis que l'approche culturelle fait comprendre que toute identité est construite et peut donc aussi se déconstruire.

Une interprétation de la réalité humaine selon les situations décrites et les contextes trop marquée en termes naturalistes ou génétiques est susceptible d'entretenir des préjugés et de la ségrégation.

Penser l'être humain dans sa généralité sociale ou psychologique sur le plan générique est une chose accommodable, de le faire pour des nations ou des "civilisations" c'est tout à fait autre chose et problématique.

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